La maison réversible, et ce qui l'entoure Les appuis
Comment protéger une maison en bois et paille des termites quand elle est posée sur des plots ?
Par une barrière physique que l'on peut inspecter, plutôt que par un traitement chimique. Concrètement : un chapeau métallique à larmier sur chaque appui, une lame d'air d'au moins 20 cm entre le sol fini et la lisse basse, et un pourtour dégagé où ni terre ni bois ne touchent la maison. Le gravier des plots n'est pas une barrière.
La réglementation ne l'impose pas partout. Dans les départements couverts par un arrêté préfectoral de délimitation, une construction neuve doit comporter entre le sol et le bois soit une barrière physique, soit une barrière physico-chimique, soit un dispositif de construction dont l'état est contrôlable1. Le cadre général vient de la loi de 19992. Les zones concernées couvrent une grande partie du Sud-Ouest, de la façade atlantique, du pourtour méditerranéen et de la vallée du Rhône : la situation de votre commune se vérifie en ligne3.
Le chapeau ne tue rien. C'est une pièce de tôle inoxydable ou galvanisée, posée en tête d'appui, qui déborde de quelques centimètres et dont le bord est rabattu vers le bas en oblique. Le termite, qui ne se déplace qu'à l'abri, doit alors construire un cordonnet de terre par-dessus le larmier pour continuer sa route : il devient visible. C'est exactement ce que la troisième voie du texte appelle un dispositif dont l'état est contrôlable. Le détail du chapeau, débord et larmier, se fait vérifier par un applicateur certifié en protection des bois avant la pose.
Réponse mise à jour le 13 septembre 2026. Les sources sont numérotées dans le texte et listées sous Documents.
Comprendre
Chimique, physico-chimique, physique : trois voies inégales
Le traitement chimique du sol protège tant qu'il dure, et sa durée de vie est limitée : il faut le renouveler, et on ne voit pas qu'il a cessé d'agir. La voie physico-chimique combine un matériau et un produit incorporé. La barrière physique inspectable ne fait aucune promesse de destruction. Elle organise la détection, et sa performance ne se dégrade pas. Sur un habitat que l'on démonte et qu'on déplace, cette dernière est la seule qui reste vraie dans le temps sans intervention.
Une maison sur appuis est faite pour être regardée dessous
C'est l'avantage discret de ce mode de pose. Une dalle posée au sol cache tout ce qui se passe à son contact, et une infestation s'y découvre par le désordre qu'elle a déjà causé. Une maison portée par des points, avec une garde au sol d'au moins 20 cm et une sous-face dégagée, se contrôle à la lampe en quelques minutes, deux fois par an. Le dispositif ne vaut que par l'inspection : s'il est encombré de bois de chauffage et de cartons, il ne protège plus.
La même garde au sol travaille contre l'humidité
Ce que l'on gagne contre les termites, on le gagne aussi contre l'eau. La lame d'air ventilée sous le plancher évacue l'humidité du sol, tient le bois hors des projections de pluie et laisse sécher ce qui se mouille. Les deux règles se confondent d'ailleurs dans le même geste : rien qui touche, rien qui retienne l'eau, rien qui empêche de voir.
Le pourtour compte autant que le chapeau
Un chapeau bien posé ne sert à rien si un tas de terre, une terrasse en contact ou un massif de plantation offre un pont direct vers la structure. Les points sensibles sont les passages de réseaux, qui se ferment avec une maille inoxydable fine, les appuis de terrasse, et tout stockage de bois posé contre la maison. La règle tient en une phrase : rien de cellulosique en contact avec le sol et avec la maison à la fois.
Documents
- 1Arrêté du 27 juin 2006 relatif à l'application des articles R. 112-2 à R. 112-4 du code de la construction et de l'habitation (protection des bâtiments contre les termites)legifrance.gouv.fr
- 2Loi n° 99-471 du 8 juin 1999 tendant à protéger les acquéreurs et propriétaires d'immeubles contre les termites et autres insectes xylophageslegifrance.gouv.fr
- 3Géorisques, les risques près de chez soi (ministère de la Transition écologique)georisques.gouv.fr
Les textes et documents cités, chez ceux qui les publient : de quoi vérifier et aller plus loin.
Ma maison
Le plan d'implantation des appuis de votre maison et la charge qui arrive sur chacun, calculés pour votre plan.
Avec une adresse mail, votre maison se garde d'une page à l'autre. La version complète de l'outil vit dans votre compte ; ce que vous y demandez de chiffré peut être payant, et c'est dit avant.
Faire
- Vérifier si son département est couvert par un arrêté préfectoral avant de dessiner ses appuis.
- Prévoir un chapeau à larmier sur chaque appui et le compter au plan, ainsi que la maille fine aux passages de réseaux.
- Garder la sous-face libre et inspectable : ni stockage, ni terre rapportée, ni bois en contact.
- Inspecter le pourtour et les têtes d'appuis deux fois par an, à la lampe, et chercher des cordonnets de terre.
- Faire valider le détail retenu par un applicateur certifié en protection des bois en zone sous arrêté.
Chaque ligne se fait seul, ou se commande poste par poste dans votre liste. Rien ne s'impose ; ce que vous cochez reste sur cet appareil.
Une question ?
Si cette page ne répond pas à la vôtre, posez-la. Une question posée une fois devient une réponse pour tout le monde.